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Villers-Cotterêts et la mémoire de Thomas-Alexandre Dumas au cœur de l’abrogation symbolique du Code noir
Publié le 28.05.2026
Aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, nous avons voté pour l’abrogation symbolique du Code noir.
Ce vote porte une force historique et morale majeure : celle de reconnaître, de réparer et de transmettre. Même si le Code noir n’est plus en vigueur depuis longtemps, son abrogation symbolique constitue un acte fort de notre République. Elle rappelle notre volonté de condamner sans ambiguïté l’esclavage et les idéologies qui ont pu justifier, à une époque, la négation de la dignité humaine.
Promulgué en 1685 sous le règne de Louis XIV, le Code noir organisait juridiquement l’esclavage dans les colonies françaises. Il réduisait des femmes, des hommes et des enfants à une condition de servitude incompatible avec les principes de liberté, d’égalité et de fraternité qui fondent aujourd’hui notre nation. En voter l’abrogation symbolique, c’est reconnaître cette réalité historique et affirmer notre devoir de mémoire envers toutes les victimes de l’esclavage.
Je veux également avoir une pensée particulière pour le général Thomas-Alexandre Dumas, père d’Alexandre Dumas. Né à Saint-Domingue d’une mère esclave et d’un père noble français, il fut affranchi puis devint l’un des plus brillants officiers de son époque. Son courage, son talent militaire et son parcours exceptionnel font de lui une figure remarquable de l’histoire de France, longtemps méconnue mais désormais réhabilitée à sa juste place.
Villers-Cotterêts a su honorer et défendre sa mémoire. À l’image de Franck Briffaut, qui lui a attribué une rue et organisé une cérémonie commémorative spéciale, notre territoire demeure profondément attaché à la reconnaissance de cette grande figure de notre histoire locale et nationale. Cette fidélité à notre héritage participe pleinement au travail de mémoire que nous devons poursuivre.
Abroger symboliquement le Code noir, c’est réaffirmer notre refus absolu de l’esclavage, de la déshumanisation et de l’oubli. C’est aussi rappeler que la mémoire n’a de sens que lorsqu’elle éclaire notre présent et guide notre avenir. En honorant celles et ceux qui ont souffert de cette tragédie historique, comme ceux qui ont su la dépasser pour servir la France avec grandeur, nous faisons vivre les valeurs de justice, de dignité et de respect qui doivent continuer à nous rassembler.